L'enseignement
Roland Ferrandi présente sa méthode d'apprentissage de la Cetera (au format PDF d'Adobe Acrobat) Vous pouvez l'obtenir en le contactant Cliquez ici Pour visualiser un extrait de cette méthode originale, Cliquez ici Cette page n'est pas un cours, et on ne pourrait pas , assurément , développer un d'apprentissage complet de l'instrument en quelques lignes, mais c'est une approche, ma manière de voir et d'enseigner, une proposition , et qui est dans la trajectoire de ce que j'ai eu la possibilité d'étudier , de voir, et d'écouter... J'ai toujours pensé que l'enseignement n'était en aucun cas, seulement une affaire de technique, quelle soit instrumentale ou théorique ; mais qu'elle offre des " moyens " pour arriver a réaliser en soit ses désirs et talents. Ainsi le travail du musicien ou de l'élève fort d'une pratique de l'instrument journalière , structuré, méthodique, permettant d'acquérir bases et " automatismes " , nécessaire a l'application de son art. Le second paramètre, et qui est très important , voire crucial est " l'implication " avec une certaine confiance en soi qui doit s'installer peu a peu ; on part de ce que l'on est avec les moyens que l'on a , le tout est de s'améliorer chaque jour, sans se comparer en permanence a un tel , car se mesurer systématiquement est un faux débat,et fausse orientation , car c'est souvent de l'autre que parle , mais au fond, jamais de soi même. " L'art réalise l'individu ", cela a été souvent cité , mais pour cela il faut se poser les bonnes questions.... Chacun fait selon ses moyens et comme le disait un jour un de mes vieux maître , Gorge Fresno " Roland, la seule valeur , est le travail , conscient et minutieux , de chaque jour , "...ces petites phrases écoutées et réfléchies, m'ont permis de comprendre beaucoup de choses. je devais aller a Berne et a Neuchâtel en suisse deux fois par mois , a grand frais et grande fatigue, avec mes doutes et questions , cela n'avait en fait aucune importance ; j'étais largement payé en retour. Et pour cela il n'est pas nécessaire d'être un " spécialiste " . je n'aime pas ce mot car il cloisonne , en fait, souvent de bonnes intentions et rend le musicien inaccessible, ou appartenant a une autre planète , mais " d'être " , a l'instant ou on est, et de se mettre au travail. On comprend plus tard , pas avant , car tout simplement " avant " on ne sait pas ; c'est l'expérience qui donne une définition . Tout est a gagner , aucune ombre ne nous guette , ni aucune perte , sinon celle de nos illusions. Et maintenant une petite histoire vécue : Je restais en admiration en stage , en Belgique, devant le talent, la force, et la délicatesse du toucher du luthiste yasunori Immamura, quel musicien ! Et un jour au cours d'un repas , en parlant avec son épouse, elle me dit qu'il était fréquent qu'elle le retrouve endormi vers deux ou trois heures du matin sur son instrument . Yasunori me dit le lendemain avec son accent mi japonais , mi français : Si on aime , il faut faire .. Certes cet homme, va jusqu'au bout de sa passion , et en tant que professionnel , il à son propre rythme de travail , mais la leçon est là ... rien n'est gratuit et pour chaque chose, selon le but que l'on veut atteindre , il y a toujours , toujours, un prix a payer . La méthode Quand je parle de méthode il ne faut pas imaginer immédiatement de gros livre ennuyeux, et poussiéreux ou l'on ne pratique que des exercices techniques ; mais plutôt d'une marche a suivre étudiée, que pourra dispenser un enseignant sérieux et expérimenté . En fait une méthode doit être adaptable a chaque élève, même si les principes énoncés pour l'un ou l'autre sont les mêmes. Il est important de connaître au départ les désirs et les possibilités de départ de chaque élevé, de ses disponibilités, de sa volonté, de sa nature . Ainsi on imprime dés les débuts un dynamisme , et on adapte le travail , une démarche (qui ne sera pas la même par exemple , pour un adolescent , que pour un adulte.) J'ai toujours pensé qu'a défaut on expose l'élevé a un découragement , car il appartient a l'enseignant de faire aimer le travail a son élève en lui montrant que lui même l'aime , et qu'il le mette sur un pied d'égalité , lui expliquant que lui même a commencé un jour , et qu'il s'est posé les mêmes questions ; la confiance doit s'installer. Le rapport humain est de toute importance. Dans tous les cas la méthode doit suivre un trajet évolutif , et le morceau que l'on joue est l'aboutissement d'une application . il ne s'agit pas de prendre un recueil de pièces musicales et de le suivre de A a Z , car de cette manière on se fait plaisir mais on passe a coté de beaucoup de choses! Et bien que je considère qu'en musique rien n'est a négliger , De même je déconseille beaucoup de livres " faciles ", qui prétendent vous apprendre la musique en quelques pages , avec le minimum d'effort , vous y perdrez souvent votre argent, mais pire ; vous prendrez de mauvaises habitudes qui seront très dures a enlever . Dans ma carrière de concertiste et d'enseignant je n'ai jamais rencontré jusqu'a maintenant de musicien qui ait réussi correctement , avec ces procédés , il faut le dire. J'en ai vu beaucoup , par contre qui venaient me voir après... La présence d'un professeur est nécessaire, voire primordiale . vous y gagnerez du temps, du plaisir, et un certain accomplissement ...car la musique que l'on a toujours rêvé de faire, ne mérite t'elle pas cet effort , n'est elle pas en grande partie l'actrice de notre réalisation intérieure ? Il n'y a qu'a Vérifier ! Je conseille de faire l'effort " d'aborder " le solfège , pourquoi ? car tous les instruments, bien que de " tessiture " différente, on en commun le solfège, et si l'on désire accompagner un ou plusieurs chanteurs il est bon de pouvoir lire leur chant . Ne pas négliger ce point , il faut savoir que cela est nécessaire , voire indispensable si l'on désire travailler en ensemble avec d'autres instrument et voix diverses , en classique, mais aussi dans de nombreux autres styles . Bien sur on peut faire " sans " ou " a l'oreille " mais cela risque de limiter très rapidement son évolution, dés lors que l'on rencontre des rythmes de plus en plus riches, et des mélodies de plus en plus élaborées. D'autant que le solfège n'est pas une chose difficile, son étude demande simplement un peu d'application , tout dépend , comme pour tout , du niveau que l'on cherche a atteindre. Le peu d'effort demandé au départ , évitera bien des désagréments plus tard La guitare Pour les instruments a cordes pincées , La guitare est pour de le plus grand nombre l'instrument choisi , car c'est un instrument polyvalent , qui offre de grandes possibilités sonores, et que l'on peut acquérir a un prix abordable. On peut pratiquer sur la guitare de nombreux styles : le classique, le sud américain , l'accompagnement de chant (de quelque origine qu'il soit) , le folk, le jazz... Il est communément admis que la guitare classique , permet d'acquérir une technique complète , et également une des plus élaborées . C'est aussi cette technique qui demande le plus d'attention , car elle permet de travailler avec toutes les formules d'arpége, de pouvoir " façonner " les sons , sur une ou plusieurs voix instrumentales. Il existe un immense répertoire pour la guitare classique , en écriture traditionnelle solfège, et on la trouve même , de plus en plus fréquemment en " tablatures " (je reviendrai plus loin a la notion de tablature , car elle existe en musique de luth et de cistre , mais elle est assez différente de l' actuelle). Il y aurait beaucoup a dire sur la guitare , et même sur les autres instruments que je m'efforce de présenter, du mieux que je le peux sur ce site internet. Mais s'il y a un point commun a tous les instruments , c'est qu'il faut les inclure dans la " musique en général ". N'oublions pas que notre guitare , notre luth, ou notre cetera, si belle et si riche soit elle , est un " instrument ", un moyen, qui doit permettre d'affirmer et de présenter une oeuvre, une histoire au fond de nous...mais a mon avis l'instrument pris comme une finalité et uniquement comme tel, est une erreur. Je rappelle ce que j'ai dit plus haut " se poser les bonnes questions ". Pour être plus concret, lorsque l'on aborde une oeuvre, il est bon de la situer dans son contexte. Est ce une danse, une polyphonie, une simple chanson, .... Si c'est une danse, on s'efforcera,( et nous avons un outil très puissant qui est le Web), de savoir quelle est cette danse, d'ou elle vient , de déterminer la mesure et ses changements s'il y en a... On peut savoir , maintenant, grâce a tous les moyens que nous possédons ,que si l'on joue une pavane de la renaissance, elle doit être majestueuse et aérée. Mais assurément elle ne va pas s'exprimer comme une bossa samba de Gilberto Gil... Si c'est une chanson, essayons de détacher la mélodie, et de bien la comprendre, et de la détacher ; Encore une fois, et quitte a me répéter, regardons si au fond , nous faisons tout pour faire la différence ! Un petit effort de recherche , qui sera acquis a vie , et qui nous apportera énormément d'informations (sur la mesure, le tempo, l'esprit de l'oeuvre...) cela ne vaut 'il pas le détour ? Le luth et la cetera (cistre de corse) Le luth, depuis le moyen age, cultive des lettres de noblesse, un répertoire écrit depuis la renaissance (après 1450) , mais on sait aussi que la plupart des luthistes étaient joueurs de cistres , et de citoles. Voici pourquoi je n'ai conçu qu'un seul chapitre le Luth et la Cetera , car j'emploie pour les deux, la même technique.... J'ai brievement exposée cette technique a la page " instruments " Je ne cherche en aucun cas a développer , leur position précise dans l'histoire,leur influence dans divers pays, et évolution morphologiques . je ne pourrais dire que des généralités, malgré mes études en ce domaine, et laisse ce soin a des personnes beaucoup plus compétentes en organologie (étude des instruments dans l'histoire) , que je ne le suis. L'écriture et les repères sont les mêmes, (tablature) comme l'est la démarche technique. La chose qui peut différer , c'est l'accord , (quoi que la cetera corse puisse être accordée comme un luth renaissance, ce qui lui permet d'être joué comme un " orpharion ", et lui ouvrir un répertoire de milliers de partitions et tablatures de tous pays.... ) Petit rappel , j'accorde la cetera corse de la plus aigue a la plus grave sol-ré-sol-sol-fa-mib-ré-do et le luth dans le même ordre de cordes sol-ré-la-fa-do-sol-ré-fa ou [fa-ré pour les deux derniers choeurs]. Ce que l'on peut dire, c'est que les luthistes étaient et sont souvent joueurs de cistres et mandoles et ils enseignaient et enseignent souvent de la même maniere ces instruments . A l'heure actuelle, les luthistes orientaux ont gardé cette capacité. Ils jouent souvent le Oud, la Mandole, et la Mandoline , et des dérivés de Cistres. . Cette approche permet a la cetera de s'élever au rang des instruments les plus fins et les plus recherchés , tout comme le luth. Elle pose des bases précises , stables, avec une technique déterminée et évolutive. Et pour répondre brièvement a la question qui m'a été posée récemment " Roland , ne penses tu pas que les gens du peuple étaient bien loin en général de ces techniques de luth, qui sont issues d'une certain milieu social " ? Cela est vrai,en partie, mais qui peut le plus , peut le moins....les anciens travaillant quinze heures par jour, essayant tant bien que mal de survivre n'avaient aucun désir et opportunité d'apprendre le luth...mais je sais aussi que dans tout le bassin méditerranéen , de nombreux et extraordinaires musiciens sont venus " s'essayer " ils etaient certainement peu fortunés et pratiquaient ces techniques , sous l'admiration du plus grand nombre ; il ont assis ainsi leur renommée et porté un temoignage de qualité , de travail , et de culture populaire et non populaire....les écrits et l'histoire sont là pour en témoigner... |